La famille de Schwendi aux 16ème et 17ème siècles
La famille de Schwendi
aux 16e et 17e siècle
En 1563, avec l’autorisation de l’empereur Ferdinand Ier, les comtes de Lupfen vendent la seigneurie à Lazare de Schwendi, souabe comme eux, conseiller impérial et chef de guerre ayant servi Charles Quint, son frère et son fils. C’est aussi un homme de lettres et un humaniste.
En 1564, nommé chef suprême de l’armée impériale autrichienne, il part combattre les Turcs en Hongrie. Quatre ans plus tard, l’empereur Maximilien II lui octroie le titre de baron de Hohlandsberg.
Il se révèlera un administrateur (faire un renvoi vers dossier « le règlement du château par Schwendi) et législateur avisé de la seigneurie, modernisant également le château. Après son décès (1584), son fils Jean Guillaume de Schwendi prend sa suite, avec beaucoup moins de talent, se déchargeant de l’administration sur son peu scrupuleux conseiller, Jean Frédéric de Kageneck.
En 1612, son héritière, Hélène Eléonore, est mariée à 14 ans au comte Louis de Furstenberg, bailli d’Haguenau, à qui va échoir la seigneurie. Un temps esseulée, face aux affres de la guerre de Trente Ans, elle se remarie en 1635 avec Philippe Nicolas de Leyen, colonel impérial qui reprend les affaires de la seigneurie en main.
Après le Traité de Westphalie en 1648, les terres que possédait l’Empire en Alsace passent au royaume de France. Louis XIV évince les Leyen en 1653 de la possession du Hohlandsberg, au profit de Maximilien de Schwendi, petit-neveu de Lazare, mais la confisquera en 1681 la donnant au baron Joseph de Pons de Montclar, général français.
Entre temps, le château du Hohlandsbourg avait été ruiné par les Français (1637) pour se protéger d’une imposante armée impériale menaçant Colmar…